Le 8 septembre 2025, ma candidature au programme national « Osez l’IA », porté par le Ministère de l’Économie, des Finances et de l’IA en lien avec France Num et la DGE, était officiellement acceptée. Le 22 septembre, j’étais à Bercy avec trois cents autres dirigeants pour le séminaire de lancement. Un mois plus tard, je rentrais d’une matinée d’intervention au lycée Sévigné de Charleville-Mézières. Voilà ce que ce mois m’a appris, et ce que ça change concrètement pour Graphik Impact et pour les entreprises qui nous font confiance.
Le programme Osez l’IA, c’est quoi ?
Un plan national porté par le Ministère de l’Économie, des Finances et de l’IA, en lien avec France Num et la DGE. Plus de 300 Ambassadeurs régionaux et sectoriels ont été sélectionnés pour sensibiliser les TPE et PME françaises à l’IA, relayer les événements officiels, orienter les entreprises vers les bonnes ressources et faire remonter les retours du terrain. Engagement initial de 12 mois reconduit tacitement.
Bercy, 22 septembre 2025 : trois cents dirigeants dans une salle
Le Centre de conférences Pierre Mendès France n’est pas un lieu où l’on entre par hasard. Ce jour-là, nous étions plus de trois cents, sélectionnés parmi les candidats au programme « Osez l’IA » pour devenir Ambassadeurs régionaux et sectoriels. Des dirigeants de PME, des consultants, des chercheurs, des responsables associatifs. Tous avec un point commun, formulé sans détour par la ministre déléguée : faire en sorte que l’IA ne soit pas une révolution réservée aux grands groupes parisiens.
L’engagement est sérieux. Une charte à signer avant fin septembre. Douze mois reconduits tacitement. Des missions explicites : sensibiliser, relayer, orienter, faire remonter les retours du terrain. Ce n’est pas un titre honorifique. C’est un mandat.

Ce que ça veut dire concrètement, en tant qu’agence
Être Ambassadeur IA, ce n’est pas un encart à coller dans le footer du site. Cela engage à trois choses précises.
Parler honnêtement de l’IA. Sans survendre, sans alarmer. Expliquer ce qu’elle fait, ce qu’elle ne fait pas, et surtout ce qu’elle ne fera jamais. La frontière entre buzzword et révolution silencieuse passe par là.
Orienter les entreprises locales. Vers les bonnes ressources, les bons dispositifs, les bons outils. Pas vers le dernier produit en vogue, mais vers ce qui correspond à leur réalité. Une boulangerie ardennaise n’a pas besoin du même outil qu’un site marchand qui fait 50 000€ par mois.
Remonter le terrain. À la DGE, à l’animation régionale Grand Est, à mes pairs Ambassadeurs. Parce qu’une politique publique IA bien pensée a besoin de retours concrets, pas de slides marketing.
Notre stack IA chez Graphik Impact : ce que nous utilisons vraiment
Je refuse de parler d’IA chez les clients sans dire d’abord ce que nous en faisons chez nous. Pas en démo, pas pour la photo. Dans le travail réel.
Voici quelques exemples concrets, loin d’être exhaustifs :
La traduction multilingue de sites clients. Pendant des années, nous passions par des traducteurs spécialisés pour l’allemand, l’italien, le mandarin. Long, coûteux, laborieux sur les termes techniques. Aujourd’hui, nous utilisons les modèles de langage pour produire une première traduction à 95% juste, que nous repassons à un correcteur natif. Le résultat : qualité constante, délais divisés par cinq, coûts divisés par dix. Et nous avons gardé l’humain qui valide, parce que c’est lui qui repère ce que la machine ne voit pas.
L’analyse des appels d’offres. Les marchés publics sont chronophages à dépouiller. Aujourd’hui, l’IA nous fait gagner les deux heures de lecture initiale et nous rend ce dont nous avons réellement besoin : la liste des critères, les pièges, ce qui est attendu et ce qui ne l’est pas. Nous remettons l’expertise là où elle compte, sur la stratégie de réponse.
Le développement web. Nous développons depuis toujours des solutions sur mesure qui accompagne nos livrables essentiellement à base d’open source (pour ne pas enfermé nos clients sur du code propriétaire), et maintenant nous utilisons l’IA comme assistant pour la production et la correction de code. Ce qui prenait trois jours en prend un. Pas parce que l’IA remplace, mais parce qu’elle absorbe le brut.
L’IA n’est pas une menace pour l’équipe. C’est un exosquelette intellectuel pour amplifier nos talents.
Ce que ces usages ont en commun : à chaque fois, c’est nous qui décidons quoi en faire, et l’humain qui valide. L’IA produit. Le métier tranche.
15 octobre 2025, lycée Sévigné : transmettre

Trois semaines après Bercy, j’étais à Charleville-Mézières, devant des étudiants en BTS Communication du lycée Sévigné. Une matinée pour leur parler du sujet qui leur fait le plus peur : « IA et Communication, réinventer le métier sans perdre l’humain ».
Ce qui m’a frappé, c’est leur lucidité. Aucun ne pensait que l’IA allait disparaître. Aucun ne pensait non plus qu’il fallait se résigner. Leurs vraies questions étaient : par où commencer, quel outil choisir, comment ne pas être remplacé par celui qui sait s’en servir.
Je leur ai donné une réponse simple, qui vaut pour eux comme pour les dirigeants de PME que je rencontre toutes les semaines : briefer une IA, c’est comme briefer un stagiaire ultra-compétent. Plus votre brief est précis, plus la réponse sera pertinente. C’est une compétence en soi, et elle s’apprend.
Ce que je dis aux étudiants en communication
Ne fuyez pas l’IA. Ne la subissez pas non plus. Apprenez à la briefer comme un collaborateur. Le métier n’est pas en train de disparaître. Il est en train d’augmenter ses exigences. Celui qui produira un post Instagram médiocre avec ChatGPT existait déjà sans ChatGPT. Celui qui produira une vraie campagne avec ChatGPT plus son cerveau, c’est le nouveau professionnel.
Ce que je vois sur le terrain ardennais

Depuis octobre 2025, j’ai rencontré une trentaine d’entrepreneurs locaux pour parler d’IA. Trois constats se répètent.
Le décalage est énorme entre l’effet Bercy et la réalité PME. À Paris, on parle agentique, MCP, RAG. Dans nos Ardennes, beaucoup en sont encore à se demander si ChatGPT est gratuit. Ce n’est pas un reproche, c’est le constat qu’il y a du travail.
La peur est rarement la bonne raison de ne rien faire. Quand on prend une heure pour identifier UNE tâche chronophage (la rédaction de devis, le tri des candidatures, la veille concurrentielle), trouver l’outil qui la fait à 80%, et le mettre en place, le déclic se produit. Pas avec une formation théorique de trois jours. Avec un cas concret réussi.
Les pires expériences viennent de ceux qui se sont jetés sur l’outil sans réfléchir au cas d’usage. Acheter Copilot ou Notion AI parce que « il paraît que c’est bien » ne donne rien. Identifier qu’on perd 6 heures par semaine à faire les comptes-rendus de réunions, et automatiser ça, c’est une autre histoire.
Notre engagement comme Ambassadeur IA
Comme Ambassadeur IA pour le programme « Osez l’IA », je m’engage dans la durée. Concrètement, cela veut dire pour les entreprises qui nous suivent :
- Des interventions et conférences dans les écoles, CCI, salons et événements régionaux. La conférence Sévigné en est la première. D’autres suivront.
- Des formations IA structurées et certifiantes au catalogue Graphik Impact, accessibles via OPCO dès que notre certification Qualiopi sera obtenue (parcours de certification initié).
- Un accompagnement personnalisé des entreprises locales qui veulent passer à l’IA sans tomber dans le piège de l’outil acheté pour rien.
- Des retours terrain que je remonte régulièrement à la DGE et à l’animation régionale Grand Est. Votre réalité PME compte dans cette politique publique. Faites-la moi savoir.
Questions fréquentes sur la mission d’Ambassadeur IA
Combien y a-t-il d’Ambassadeurs IA France ?
Plus de 300 Ambassadeurs ont été sélectionnés au niveau national en septembre 2025, répartis entre Ambassadeurs régionaux (un réseau par région) et Ambassadeurs sectoriels (par filière). En Grand Est, nous sommes 22 Ambassadeurs représentant 18 entités différentes, coordonnés par la DREETS Grand Est et la Région.
Qu’est-ce qu’un Ambassadeur IA peut faire pour ma TPE ou PME ?
Trois choses concrètement : vous orienter vers les bons dispositifs publics (aides France Num, accompagnements régionaux, appels à projets comme « Pionniers de l’IA »), vous proposer des sensibilisations ou des formations adaptées à votre métier, et faire remonter vos blocages au pilotage national pour qu’ils soient pris en compte dans la politique publique IA.
Comment savoir par quoi commencer avec l’IA dans son entreprise ?
Identifiez UNE tâche que vous faites toutes les semaines, qui vous prend du temps et qui n’est pas créative au sens noble (compte-rendu de réunion, dépouillement de mails, premier jet de devis, veille). C’est sur cette tâche que vous testez en premier. Vous y verrez en quelques heures si l’IA vous apporte vraiment quelque chose, sans avoir à transformer votre entreprise pour le savoir.
Le mandat d’Ambassadeur dure combien de temps ?
Douze mois reconduits tacitement à partir de la signature de la charte (fin septembre 2025 pour moi). En pratique, j’anticipe au moins deux ans d’engagement intensif sur cette mission.
Et après ?
Le mandat est de douze mois reconduits tacitement. Concrètement, je m’attends à au moins deux ans d’engagement intensif. Sur ces deux ans, mon objectif est clair : que les entreprises ardennaises ne soient pas la dernière roue du char IA en France. Et que celles qui nous font confiance prennent un temps d’avance, pas un temps de retard.
Si vous dirigez une entreprise dans les Ardennes ou en Grand Est, et que vous voulez comprendre comment l’IA peut s’inscrire dans votre métier sans tout casser, nous pouvons en parler. Audit IA d’une heure, sans engagement, en visio ou à l’agence.
À propos du programme « Osez l’IA »

Le programme « Osez l’IA » est une initiative portée par le Ministère de l’Économie, des Finances et de l’IA en partenariat avec France Num et la Direction Générale des Entreprises (DGE). Il fédère plus de 300 Ambassadeurs régionaux et sectoriels sur tout le territoire français, dont 22 en région Grand Est.
En savoir plus : economie.gouv.fr · france-num.fr




